Le 9 Décembre 2009
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[DEBUT]
Qui veut encore être leader en entreprise ?
Une génération qui n’accepte pas la communication de façade des entreprises
Le discours de l’entreprise destiné à promouvoir son image (32 %), sa communication financière ou institutionnelle, la personnalité de ses dirigeants (9%) ne suffissent plus à attirer les jeunes. A ces critères d’ordre Corporate, la jeune génération oppose des critères plus individuels, mais aussi plus concrets : les possibilités offertes en matière d’apprentissage et de carrière recueillent majoritairement leurs suffrages (48%). La relation à l’entreprise se lit dans un rapport gagnant/gagnant avec l’envie pour ces futurs jeunes salariés d’en tirer un bénéfice immédiat et tangible. Ainsi, les entreprises ne peuvent se limiter à des effets d’annonce mais doivent être capables d’attester d’actes concrets et reconnus gages de leur implication.
Le bonheur est dans l’épanouissement personnel…
La nouvelle génération aspire à trouver du sens, à la fois dans une entreprise porteuse d’un réel projet qui s’inscrit dans une démarche écologique et sociale (57%), et à titre individuel dans les missions qui leur seront confiées.
L’épanouissement personnel est un critère de choix du métier incontournable pour 57% des étudiants interrogés. Il a pour corollaire, l’autonomie (28%), bien avant des considérations sur la rémunération (16%) et l’expertise technique (8%).
… qui nécessite de revoir le mode de management hiérarchique classique.
Le mode hiérarchique classique ne fait plus recette. Il est supplanté par le souhait d’une organisation en équipe adaptée à chaque projet. A la question « Avec quel mode d’organisation du travail seriez-vous le plus à l’aise », 33% des sondés citent un mode matriciel (mix mode hiérarchique/mode projet), 31% un mode projet (participation à des groupes projets temporaires selon les priorités du moment et selon les compétences), et seulement 15% un mode hiérarchique classique.
En outre, le management par le stress est largement rejeté. Il constitue, de très loin, la principale raison qui pousserait la jeune génération à quitter une entreprise (61%).
Green Attitude et diversité
Pour 57 % des sondés l’entreprise de demain sera politique, humaine et écologique. Cela recouvre principalement deux réalités : la capacité à mener une politique déterminée en matière de développement durable (51 %), y compris en associant les salariés à cette mission, ainsi que l’ouverture à la diversité sous toutes ses formes (46 %) : hommes/femmes, origines ethniques, handicap…
Une jeune génération pour qui la sphère professionnelle doit rester en cohérence avec les convictions citoyennes.
Quels leaders pour demain ?
Dans ce contexte, le leader de demain est attendu sur sa capacité à donner du sens au projet d’entreprise et à créer un climat dynamique, compétitif et stimulant dans l’entreprise. Cela implique des dirigeants dont la principale qualité personnelle est la compétence (51%) et l’intégrité (30%), débarrassés de toute tentation de management par le stress ou par des objectifs exclusivement basés sur la rentabilité ; capables de remettre en cause le mode hiérarchique classique au profit d’une organisation par projet laissant une large autonomie à chacun.
Philippe Wattier
phw@lecercleduleadership.net
Tel: +33 45 44 61 67
Enquête disponible sur le site du Cercle du leadership :
www.lecercleduleadership.net
et sur le site de l’Institut CSA : www.csa-fr.com (PDF)
L’enquête CSA/Le Cercle du leadership a été réalisée par voie auto-administrée en ligne ou sur papier. Le questionnaire a été diffusé par le Cercle du leadership auprès des étudiants de Sciences Po Paris, de l’Ensam, de l’ENPC, du Celsa, d’HEC, de l’ESC Reims, ainsi qu’auprès des Université de Paris V – René Descartes, Paris X Nanterre et Paris IX Dauphine.
Au total, 704 étudiants ont répondu au questionnaire. Ce dernier était disponible du 26 octobre au 13 novembre 2009.
Le Cercle du leadership – Cercle de réflexion qui regroupe des dirigeants dans le but d’explorer et de promouvoir des actions et des idées innovantes en matière de management et de leadership – a effectué avec l’Institut CSA une enquête auprès du monde étudiant pour mieux connaître sa perception du monde de l’entreprise et ses attentes vis-à-vis de ses futurs dirigeants.
[FIN]
Présentation des résultats le 1er Décembre 2009 dans la Salle Europe Veolia
La table ronde (de gauche à droite) : Julie Coudry Directrice générale de La Manu ; Didier Pitelet président de Dreamgroup ; Véronique Rouzaud Directrice Générale des ressources Humaines de Veolia.
Etudiants (de gauche à droite) : Florent Pruvost (Arts et Métiers) ; Clothilde Mangion (Les Ponts) et Célia Roussin (Celsa).
Etudiants de sciences Po Paris (de gauche à droite) : Quentin Pernez, Florent Barre et Violette Saint-Bris. Au deuxième plan: Olivier de Conihout, Président de l’Espace dirigeants ; et au micro, Etienne Giros, président de l’Institut CSA.
Delphine Martelli, Directrice du Pôle Corporate institut CSA, présentant les résultats de l’enquête.
Etudiants Florent Pruvost (Arts et Métiers) et Clothilde Mangion (Les Ponts) posant une question à la table ronde.
Au premier plan (de gauche à droite) : Véronique Rouzaud, Directrice Générale des Ressources Humaines de Veolia Environnement ; Julie Coudry, Directrice générale de La Manu ; François Eyssette, Directeur des Ressources Humaines Group Société BIC.
De gauche à droite : Philippe Wattier au pupitre ; la table ronde : Julie Coudry, Directrice générale de La Manu ; Didier Pitelet président de Dreamgroup ; Véronique Rouzaud, Directrice Générale des Ressources Humaines de Veolia Environnement.






